Les bonnes pratiques pour valoriser une entreprise

Start-up Conseil explique les principales méthodes de valorisation d'une entreprise

La valorisation d’une entreprise est une étape fondamentale avant sa mise en vente. En effet, afficher une entreprise à son juste prix permet de satisfaire les deux parties : le vendeur trouve un repreneur sans brader sa société et l’acquéreur conclue l’opération sans avoir le sentiment d’avoir surpayé l’entreprise. Néanmoins, calculer la valeur d’une entreprise n’est pas une chose facile. L’estimation doit reposer sur des méthodes spécifiques de valorisation et être fondée sur des données tangibles et objectives. Le recours à un professionnel permet de rassurer les acquéreurs potentiels quant à la fiabilité de l’estimation (indépendance et maîtrise des méthodes de valorisation).

 

Les techniques de valorisation d’une entreprise

La valeur d’une entreprise se décompose en deux parties : l’actif (gauche du bilan comptable) et le passif (droite du bilan comptable). L’actif regroupe l’ensemble des ressources dont dispose l’entreprise, c’est-à-dire les immobilisations incorporelles (marques, brevets, licences, clientèle, logiciels), les immobilisations corporelles (terrain, bâtiment, matériel, outils, mobilier), les immobilisations financières (titres de participations, dépôts de garantie) et l’actif circulant (stocks, créances clients, acomptes sur commande, trésorerie). Le passif regroupe l’ensemble des moyens dont dispose l’entreprise pour financer son actif, c’est-à-dire les capitaux propres (capital social, réserve légale, report à nouveau), les dettes (emprunts bancaires, comptes courants d’associés, dettes fournisseurs, dettes fiscales, dettes sociales) et les provisions pour risques et charges (impayés, perte de change, restructuration). 

 

Les méthodes patrimoniales

Les méthodes patrimoniales considèrent distinctement l’actif et le passif de l’entreprise. Ces techniques de valorisation consistent à soustraire la valeur du passif à la valeur de l’actif afin d’obtenir la valeur de l’entreprise. Néanmoins, ces méthodes sont dites « statiques » et ne raisonnent qu’en terme de stock sans prendre en compte les perspectives de développement de l’entreprise. Ainsi, ces méthodes sont conseillées en cas de besoin à très court terme (liquidation) mais sont pas adaptées en cas de reprise et de poursuite de l’activité car l’évolution des performances de l’entreprise dans le futur a un impact sur la valorisation. En effet, l’entreprise n’a pas la même valeur si elle est en pleine croissance ou en régression.

 

Les méthodes comparatives

L’estimation obtenue au travers des méthodes comparatives ne repose sur aucune technique mathématique mais sur la valeur d’entreprises comparables dont les valorisations sont connues. Ainsi, ces valorisations sont pondérées en fonction des caractéristiques de l’entreprise afin d’obtenir une estimation. Néanmoins, ces méthodes ne sont pas adaptées aux TPE et aux PME dont les valorisations ne sont pas rendues publiques contrairement aux entreprises cotées en bourse par exemple. 

 

Les méthodes de rendement

Les méthodes de rendement consistent à projeter l’entreprise sur les 5 prochaines années et à faire des prévisions (chiffre d’affaires, rentabilité, …). Ces prévisions financières permettent alors de calculer la valeur de l’entreprise à la date d’aujourd’hui grâce à une formule d’actualisation des flux. Ces techniques de valorisation sont conseillées en cas de reprise et de poursuite de l’activité car elles prennent en compte les performances futures de l’entreprise. En effet, les repreneurs sont davantage intéressés par le futur de l’entreprise que par son passé. En revanche, pour que l’estimation soit incontestable il est fondamental que les prévisions soient fondées sur des données tangibles et objectives (Insee, étude de marché, …).

 

Pour toute demande de renseignements complémentaires, n’hésitez pas à nous contacter, l’équipe Start-up Conseil vous accompagne dans la valorisation de votre entreprise.

le 7 avril 2021